mercredi 9 août 2017

Nous sommes tous des travailleurs exploités du numérique

En utilisant nos ordinateurs, tablettes ou smartphones, nous travaillons pour Google, Facebook, Amazon et les autres grandes plates-formes du web. Souvent sans le savoir et sans être payés.  Explications.
Sculpture "Gloire à la joie et au travail" à Eskilstuna en Suède (Wikimedia commons)

Google a l'art de faire d'une pierre deux coups.


Vous avez sûrement déjà pesté contre les captcha. Ce sont ces petites photos à la fin des formulaires d'inscription qui montrent des caractères déformés ou flous. Votre rôle : taper les lettres ou chiffres dans une case afin de démontrer que vous n'êtes pas un robot.

Jusqu'à quelques mois, Google a utilisé ce système d'identification. L'entreprise aurait dû vous remercier : vous lui avez sorti plusieurs épines du pied. Quand vous tombiez sur des mots à transcrire, probablement venaient-ils de textes numérisés par Google Books, la bibliothèque numérique de Google. Comme son logiciel de reconnaissance de caractères (OCR) peinait parfois à reconnaître des passages de livres, Google les refilait comme captcha afin que vous les déchiffriez à sa place. Quand vous deviez reproduire des chiffres, vous aidiez plutôt Google Street View, le service d'exploration de rues. Grâce à votre œil perçant, Google identifiait les numéros postaux placardés sur les maisons. Alors sympa d'être employé bénévole chez le géant du web ?

Nous sommes consentants


Mais aujourd'hui vous travaillez aussi pour des sociétés aussi importantes que Facebook, Microsoft, Uber, Airbnb... Quel honneur ! Et vous le faites souvent de bon cœur. Emballé par un livre, vous rédigez une critique enthousiaste sur le site d'Amazon ? Vous êtes en train de créer de la valeur au profit du cybermarchand. Même le simple fait de cliquer d'un produit à l'autre intéresse Amazon car ces gestes apparemment anodins affineront les résultats du fameux carrousel : "les clients ayant acheté cet article ont également acheté...". Même si, en vérité, vous n'avez rien acheté. Qu'importe, pour Amazon, c'est l'intention qui compte.


Sur Facebook, votre besogne de travailleur consentant se résumera à mettre des likes, à partager des messages ou à rédiger des commentaires. Du pain béni pour Mark Zuckerberg et ses employés (les vrais). Avec ses deux milliards d'utilisateurs, Facebook devine ainsi les goûts et les besoins d'une grande partie du monde entier. Par exemple, il sait ce qu'aiment les amateurs de vidéos félines, âgés de 18 à 25 ans, et habitant le Schleswig-Holstein - une jolie région allemande. Une étude de marché ultra-ciblée que le réseau social s'empressera de revendre à des annonceurs.

Nous sommes des "micro-tâcherons"


Les chercheurs ont donné à toutes nos micro-activités le nom de digital labor (travail numérique). Le débat étant de savoir si ces petites tâches doivent systématiquement donner lieu à une rémunération. Passe pour le contrat de travail. La validation des conditions générales d'utilisation endosse ce rôle. Vous savez, c'est ce texte rébarbatif que vous ne lisez jamais lorsque vous vous inscrivez sur un site.

Le spécialiste des humanités numériques Antoine Casilli a trouvé une expression pour désigner ces travailleurs du clics : les micro-tâcherons. Une ligne de plus à ajouter à votre CV


Nous pouvons être rémunérés


Ce nouveau travail, vous pouvez d'autant plus l'afficher que certains sites vous proposent de vous payer pour exécuter ces micro-tâches à faible valeur ajoutée. Le plus célèbre est Amazon Mechanical Türk. Sur cette plate-forme, se rencontrent les donneurs de travail (Amazon, et toutes sortes d'entreprises) et les demandeurs (nous). On nous demande pour quelques dollars et même quelques cents de traduire un mode d'emploi, de répondre à un sondage, de sous-titrer une vidéo, de liker le message d'un homme politique ou d'une marque... Malgré la rémunération au lance-pierre et le caractère douteux de certaines tâches, cette formule attire aussi bien les travailleurs des pays pauvres que ceux qui recherchent juste un revenu d'appoint.

Si le filon vous intéresse, cherchez aussi sur Microworkers. Parmi les propositions de travail, on vous invitera à qualifier le sentiment que vous inspire la lecture d'un tweet. Ou, plus loufoque, de repérer les points d'acné sur une série de portraits ! Une tâche qui ravira sûrement les amateurs de jeu "point & click".

mardi 18 juillet 2017

Les transformations numériques : cure de rattrapage

Quelle est la prochaine nouveauté technologique qui arrivera dans votre salon ? Qui sont les NATU, ces grandes entreprises du web qui révolutionnent leur secteur ? Si vous n'en savez rien, ou presque, voici les évolutions majeurs du secteur.


Après les GAFAM, les NATU

Voici un nouvel acronyme à maîtriser dans le monde du web. Vous connaissiez les GAFAM, ce quintuor de géants du web : Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft. Déboulent les NATU : Netflix, Airbnb, Tesla, Uber. Même s'ils n'ont pas la même puissance économique et la même omniprésence dans nos vies que les précédents, ces starts-up montent, montent, montent. Au point d'être valorisées aujourd'hui 1 milliard de dollars. Au bas mot.

Rappelons le rôle de ces 4 jeunes pousses :
  • Netflix : vidéo à la demande
  • Airbnb : plate-forme pour proposer ou trouver un hébergement à travers le monde
  • Tesla : constructeur de voitures et de batteries électriques
  • Uber : plate-forme de mise en relation avec des chauffeurs privés

Leur impact économique et culturel se mesure à leur entrée officielle dans le vocabulaire français. Ouvrez le dictionnaire Le Robert, édition 2017, et regardez aux lettres U et D.
  • Ubériser : "déstabiliser et transformer avec un modèle économique innovant tirant parti des nouvelles technologies". Le nouvel acteur change la dynamique d'un secteur par son expérience client différente et/ou supérieur.
  • Disruption :  "arrivée/développement d'un nouvel acteur et business model sur un marché existant, changeant les rapports de force et les attentes des clients" (Vincent Ducrey, Emmanuel Vivier).

Bref, les deux mots renvoient au même bouleversement économique. Toute entreprise et autre organisation est touchée, au moins menacée, par la disruption. Même les médiathèques...

Et la Chine ?

Dans cette énumération des GAFAM et des NATU, remarquez le monopole américain. La France ne fanfaronne pas puisqu'elle n'accueille que deux licornes (ces starts-up valorisées à plus d'un milliard de $) : Blablacar (qu'on ne présente plus) et OVH (hébergeur de sites Internet et de données)... Mais les analystes économiques en promettent quelques-unes supplémentaires pour les prochaines années.

A se focaliser sur ces noms, on oublie que la Chine place ses pions. Certes les géants de l'internet chinois (Baidu, Alibaba, Tencent) se cantonnent surtout au marché asiatique mais leur puissance financière leur donne les moyens d'acheter un puissant concurrent américain ou européen. Déjà Alibaba, le commerçant électronique basé à Hangzhou, pointe le bout de son nez en France.

Un nouveau marché : l'Internet ambiant.

VUCA, voici le monde auquel ces nouveaux acteurs économiques sont confrontés. VUCA comme "Versatile, Uncertain, Complex et Ambiguous", c'est-à-dire instable, incertain, complexe et ambigu. Un acronyme emprunté aux poétiques militaires du Pentagone. Que perçoivent les GAFAM de cet avenir obscur et inquiétant ?

Selon le bien informé Fred Cavazza, nous quittons l'époque de l'internet mobile pour entrer dans l'ère post-smartphone. Autrement dit, si vous avez simplement un smartphone comme outil high tech, vous serez bientôt has-been. Pour être à la page, passez à l'internet des objets. Cela fait des années qu'on nous promet monts et merveilles sur ces objets connectés. En 2017, le phénomène devient plus concret. Les GAFAM se concentrent en particulier sur les assistants personnels. Heureux propriétaires d'une tablette ou d'un smartphone, vous avez déjà affaire avec eux ; vous leur avez même parlé. Ce sont les fameux Siri, Google Now et Cortana, qui vous obéissent à la voix. "Eh Google, dis-moi où se trouve le restaurant le plus proche" ou "Eh Siri, dis-moi qui est le plus beau (ou la plus belle)". Ces intelligences artificielles s'intègrent maintenant dans des enceintes posées dans votre salon.

Cette vidéo présente les pouvoirs de l'assistant vocal d'Amazon, Alexa :

Surveillez bien ce secteur des objets connectés : s'y niche probablement le prochain eldorado du web. 

vendredi 9 juin 2017

Atelier d'écriture du 20 mai 2017

Des chants d'oiseaux et de l'Origami

Les feuilles se querellaient, jouaient entre elles, pour s'abreuver de bonne et douce pluie diamantine, sous l'aubade confénencielle, qui semblait appartenir aux oiseaux. Les jardins lhalitueux sous les prismes de la rosée, verdoyaient, par endroit, sous les ormes misanthropes qui demeuraient imperturbables, tel de grands penseurs méditant sur l'infinitude du temps. une petite laine s'invitait sur mes épaules. La pluie métallique, aux fils d'argent, rapiéçait les feuillages duveteux qui s'ébrouaient dans la vidité des espaces à prendre. La pluie sautillait, tintait, de ses grelots cristallins, et roulait sur les torses uligineux des grands marronniers, se promenaient en rang de badauds, sur les chemins pierreux qui les emportaient à mesure qu'une brume soyeuse venait s'étendre. L'eau crépitait sur les flans saillants des toitures, carapaçonnés d'ardoise et de .... Les tourterelles confondues dans le caméléonisme d'un ciel tout aussi ardoisé,  grisâtre et pelucheux, entonnaient en ces heures pubères virginales leur roucoulements enchanteurs. La pluie balsamique et musicale m'apaisait. Les merles sardoniques aux rires diffus dans les jardins récréatifs . Les herbes mouillées scintillaient.

Sur le pliage parfait des longs rideaux blancs, le chat, prospecteur, examinait le froissement d'ailes d'une vraie ingénue et imprudente et resta à analyser le mécanisme incessant du papillon. ce corps ridiculement petit, à la contexture chamarrée, virevoltait dans l'écheveau de tissus que la patte silencieuse du chat venait à entremêler ingénieusement à l'issue fatale.
C

Cuicui Crr satané réveil, un champs complet à élaguer coucou chouette  c'est l'heure, on y ait, allons nous balader dans la forêt.
Cuicui: pour la cuisson du steak ou du gâteau au chocolat
Coucou: c'est moi, chouette de se retrouver ici.
Cuicui: Soirée bien trop arrosée, c'est avec "woody wood pecker" qu'il va nous réveiller
Coucou: il a compris coupe tout, résultat j'ai la boule à zéro
Coucou Cocorico

Origami Kirigami

Toute prête à plier bagage, Etretat m'appelle
Activité apaisante en WE
Origami à la terrasse d'un café.
Musique en folie
Hymne à la vie
D

A chaque  promenade au printemps on me dit toujours quand on entend le coucou "est-ce que tu as de l'argent dans ta poche?" C'est très amusant ces superstitions liées aux oiseaux. Mais pour moi le chant, le cri des oiseaux me ramène au souvenir de ce jour horrible où je me suis retrouvée sur la plage ramenée par les vagues. Les mouettes criaient et tournoyaient autour de moi. J'avais l'impression de ne vivre qu'avec ces oiseaux de mer, le sel et le soleil. Le seul souvenir que j'avais était le coup reçu derrière la tête, puis plus rien. Quand je suis revenue à moi, le froid me transperçait les os. Je remontais miraculeusement à la surface de l'eau. C'est alors que j'aperçus une planche qui flottait. Avec mes dernières forces j'arrivais à nager et à me hisser sur la planche. Là, la peau me brulait, le sel et le soleil m'arrachait les yeux. J'étais seule au monde avec mon corps qui hurlait de douleur. Seule, non, accompagnée par tous les oiseaux des mers. Et me voilà maintenant arrivée sur cette plage, toujours en compagnie des mouettes dont leur cri et leur présence m'ont rassurée. Enfin, me voilà, blessée, meurtrie, mais pleine d'espoir. Je suis sur la plage, Je vais marcher sur les terres et on va m'aider. Je plongeai ma main dans ma robe trempée et je ressortais un petit bouton rose et un louis d'or.


Papi hier a plié le papier pour faire un cygne. Avec sa plume, il signe. Il signe le Cygne Origami. Il se rit du papier. Il se rit de l'or et des gammes, des oiseaux, des plumes, des notes car tout est permis! Il rit, il vole, porté par les notes
E

Ô grand maitre! Nous voici revenus de nos missions de recherche sur l'ensemble des planètes du système solaire. Ce fut long et certaines expéditions furent périlleuses. Nous dûmes affronter des environnements hostiles: du mercure bouillonnant, des acides sulfureux mortels, et, le pire de tous, de l'eau. En effet, la plus rude des missions fut celle que nous accomplîmes sur la troisième planète, celle qui présente cette immonde couleur bleuâtre et une atmosphère empoisonnée d'oxygène. De multiples espèces vivantes peuplent ces lieux vénéneux. Nous décidâmes de nous confronter à la partie la plus verte de ce monde. Ô grand maitre, nous subîmes des odeurs nauséabondes, des rivières épouvantables. Ce monde était visiblement végétal et il y régnait une atmosphère inquiétante peuplée de bruits étranges. Des sortes d'animaux étaient les responsables de ces émissions sonores. Au bout d'un long moment, nous pûmes enfin les discerner. Ô les étranges êtres! perchés sur la végétation, d'aspect velouté, et hurlant leurs cris monstrueux. Nos conduits auditifs ne sont pas adaptés à ces ondes terribles, grand aître, et plus d'un d'entre nous succomba à ces attaques infernales. Nous survécûmes néanmoins grâce à un ingénieux dispositif à base de végétaux que les techniciens de l'expédition nous confectionnèrent... C'est alors que...
D

Oubli... j'ai failli oublier l'atelier d'écriture. Heureusement l'expo de la Médiathèque m'a rafraichi la mémoire...
Un choeur ... Ils sont tous là, dans la clairière, rassemblés pour la fête du printemps. Il y en a de toutes les tailles, de toutes les couleurs. certains fiers de leur parure éclatante, étincelant sous le cuiel clair. d'autres plus discrets, presque humbles, essayant de passer inaperçus et pourtant bien présents. Tout d'abord la cigogne claquète haut et fort afin de rappeler à chacun de se mettre à l'écoute des autres- et le silence s'établit. Alors le pinson lance son chant clair lumineux. Puis les uns après les autres pigeons, corbeaux, tourterelles font entendre leurs notes plus ou moins discordantes. Mais qu'importe, dans un choeur toutes les voix peuvent s'harmoniser et même le hibou qui d'ordinaire ne chante que la nuit fait entendre un chant profond, rassurant, qui nous dit "Soyez en paix, je veille"

Origami... Kirigami qu'est-ce que c'est demande t-on. C'est une découpe au scalpel...Ha. Origami tu plies, Kirigami, tu coupes. Cela fait une réalisation en volume. expression d'une beauté. Je veux voir!
M

Oiseaux virevoltant, en tombant
Plongeant du sommet de l'arbre, sous mes yeux,
Vous tombez comme des images de passage
Faisant votre bonjour au printemps
Vous vous teintez de vert, orange, ocre
Dans le peu de vert qu'il nous reste encore
Vous pépiez comme des musicuiens
Votre cri vient de l'intérieur
comme les plus belles chansons viennent du coeur.
M

Une envolée d'oiseaux blancs dans le ciel rose de l'aube- l'écoute du rossignol le soir caché dans un fourré- les chouettes qui s'appellent en février- le coucou sans le sou dans sa poche promesse d'infortune- le pic vert qui annonce la pluie- la panique de la mésange quand le chat se rapproche- le miracle du retour de la gracieuse hirondelle- l'étourneau insupportable et parfois si mélodieux- les oiseaux qu'on ne sait pas nommer- la science des oiseaux que possédaient nos grands-pères envolée. Mon grand-père attrapait des merles avec un hameçon et des baies piquées dessus pour les manger. A Tchernobyl le silence après la catastrophe et les moineaux enterrés à la pelle.

Christelle a voyagé-En Asie, au Japon exactement-  là-bas, il y a des échoppes de papier- de toutes couleurs toutes les structures toutes dimensions- des doigts agiles plient le papier avec méthode et sagesse c'est de l'origami- Christelle a vu un oiseau de papier plié s'envoler pour aller béqueter dans un bol de riz.
G

mercredi 10 mai 2017

Atelier d'écriture du 8 avril 2017





 
Bouton marron. Tu es marron comme. Petite plate forme trouée
Bouton trublion dans le tronc de l’église ; tu pourrais nous conter toutes les oppressions que tu as vécues. A la tombée des pièces d’argent, sonnantes et trébuchantes. Où même les brigands qui te hantent ne t’aimaient pas vraiment quand ils aspiraient le fruit de la quête. Seulement les personnes modestes pour te mettre sur une veste qui lui convenait, conviendrait et du reste désormais, jamais plus tu ne vivrais seul dans la froideur des troncs. Oh oui ! Jamais plus tu ne vivrais dans cette petite boite très étroite bleu camaïeu attirant les yeux des esthètes, bleu qui prendrait la tête
Et maintenant, tu pourrais enfiler ces 4 fils de soie scintillant dans la lumière, et te plaquer sur cette veste d’une personne modeste, qui aurait perdu le fil de l’histoire du fil disparu, par la fatigue des années qui filent et défilent
M

Dans la boite de Virginie, il y avait des beaux timbres de tous les pays possibles ! Moi qui avait horreur de bouger, je voyageais par la pensée vers des horizons inconnus. Mon « chez moi »     simplement se remplissait de fleurs exotiques, tapissant de couleurs éclatantes les murs. Des oiseaux mouches voletaient dans la pièce, échappés de la volière aux canaris ; Les rougails pimentés remplaçaient le cassoulet du repas de midi. Le thé du bois joli parfumait ma bouche avant de glisser dans les rêves de la sieste…
D

Kabic, enfance, école, bleu, pluie, laine, chaleur, bois, flammes- boite à merveilles, maracas, souvenirs, curiosités, beauté, créativité
A la manière d’un souvenir.
La boite à boutons de mamie. Un jeu des après-midi pluvieux où pour s’occuper elle la renversait sur un plateau : « choisis en un » Difficile choix parmi toutes ces merveilles, entre formes et couleurs. Après le lui avoir présenté, elle me racontait de quel vêtement il provenait, à qui il appartenait, pourquoi avait-il été acheté. Toute l’histoire familiale défilait alors… puis consigne m’était donnée de le coudre sur une enveloppe de coussin : le « Doudou aux boutons ». Il fallait choisir la couleur du fil, la bonne dimension de l’aiguille : la difficulté de la technique, le quatre trous, deux trous m’amenait parfois à guider mon choix antérieur. Au bout de quelques mois il n’y eu plus de place ! le coussin trôna alors sur le fauteuil de la salle à manger, matérialisation de ces moments d’échanges et de bonheur… (l’heure bleue)
D

La main, les doigts qui plongent dans les boutons. Le bruit métallique et indescriptible de tout cet amas brillant, terne, coloré, bigarré, rutilant, astiqué, doré, sombre, gris, multicolore
Nostalgie, trésor. Boite à merveilles. Assortiment, création, camaïeu de bleu Souvenir
Petit bouton rose. Avec sa fleur au milieu. Oh ! je t’avais cherché pendant si longtemps. Petit bouton rose. Avec ta fleur au milieu. Oh ! Je me souviens de ce jour. Ce jour où j’étais si heureuse. Ce jour où j’étais si curieuse. Ce jour où tout a basculé. C’était un jour de juin. J’étais parti avec mes copains et copines. Nous nous étions retrouvés le matin, devant le terrain de camping. Un nouveau venu Pierre, le frère de Sandra, avait voulu se joindre à nous. Je le vis et mon cœur se serra dans ma poitrine. Nous décidâmes de partir vers le port. Alors un pêcheur nous proposa d’embarquer sur son bateau. Ce que nous acceptâmes d’un commun accord. La mer était calme. J’eus alors la curiosité de soulever le couvercle d’un coffre. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir le coffre rempli de boutons de toutes formes, brillants, ternes, dorés, bigarrés, j’y plongeais ma main et au milieu des boutons se trouvaient des boutons doux au toucher, brillant. Mais oui ! Cela ressemblait à des louis d’or… Je sentis une présence derrière moi. Je me relevai et me retournai  face à face avec Pierre.


E

Dans la boite de Laura il y avait une flute. Cette flute je l’entends encore dans l’église Saint Pierre où l’orgue gronde, vibre dans la somptuosité du lieu qui enchante par ces dorures clinquantes au soleil du dehors traversant les vitraux et nimbant l’intérieur de cette cathédrale que je fréquente depuis mon catéchisme ; vêtu de mon costume comme de coutume, chaque dimanche que le calendrier exhume pas à pas, sur l’allée centrale.
M
- - -  boîte et tiroir à boutons :  matières, couleurs, formes, bruits, contenants, assortiments, créations  ...
Avant mon mariage

Je fus mise à l'ouvrage
Dès l'enfance à la pension
Les sœurs nous apprirent à coudre les boutons 
Puis en grandissant les points de broderie
Dans toutes leurs minuties
Sur fond beige de fils rouge
Lignes et chemins qui bougent 
De retour à la maison
Avec Petite Mère nous raccommodions
Et remplacions tant de boutons 
Devant la petite table de travail
Où épingles, fils et boutons sont bien rangés dans les boîtes en métal
La fenêtre entr'ouverte
Sur le printemps et son herbe si verte 
S'étire le temps
Où la vie coule dedans
Pour préparer mon trousseau
De ce jour nouveau

H.


- - -  début de phrase de ma voisine  :  " Dans la boîte de mon père, il y avait des vis " ... 
Dans la boîte de mon père il y avait des vis
Des vis à bois
Qu'il  saisissait de ses gros doigts
Il bricolait
Toute la sainte journée
Il fabriquait
De tous petits objets
Ou de plus gros qui avaient tous leur utilité
Et il nous les donnait
Nous les distribuait
Au gré du temps qui passait
Certains se sont envolés
D'autres sont dans mon jardin secret
Et un jour je te les transmettrai
Moi qui ne sait pas bricoler


H.

dimanche 7 mai 2017

Observatoire de lecture d'albums du 2 mai 2017



Marie-Anne-Marie- Marie -Laure- Chantal- Michele- Dominique – Marie-Thérèse- Stéphane-Christine- Marie- Gilles-Ghislaine ont participé à cet observatoire. Les expériences de lecture ont été partagées.

Des sites à aller explorer

Les guichets du savoir http://www.guichetdusavoir.org
Un autre outil de recherche par supports, thèmes et  émotions- http://culturewok.com

Les livres des lectrices

« Max et les Maximonstres » Maurice Sendak paru en 1973.Les lectrices témoignent, les enfants adorent les monstres, ce qui fait peur. Avec Max ils sont ravis. Un classique de la littérature jeunesse







Marie, lectrice Lire et Faire lire, utilise l’album « L’arbre roux » de ses enfants. Paru en 2001. Ces livres étaient vendus suite à des prestations théâtre dans les écoles par la compagnie « Les trois chardons ». Ces livres ne sont plus dans nos fonds médiathèque.











Les enfants et Dominique ont adoré à la Ritournelle « Pas sage » d’Alex Sanders. Un loup qui ne se lave pas, qui mange les enfants. Les enfants de la halte-garderie sont fans. 








Chantal aime « Ami ! Ami ? » Chris Raschka Joie par les livres. Peu de texte 39 mots exactement, mais une belle histoire sur l’amitié, la fraternité. Les enfants adorent. 









L’effet Reine des neiges.


Les petites filles ont des tee-shirts, des chaussures, des robes  Reine des Neiges. Elles voudraient des livres Reine des neiges. A la médiathèque, nous avons les versions Andersen, mais les petites lectrices ne retrouvent pas les personnages du dessin animé



Nous n’achetons pas à la Médiathèque  les versions Walt Disney qui sont mal fait, mal écrit. Les livres réamorcent un souvenir, mais les enfants ne retrouvent pas la magie du film et ces livres ne sont pas du tout adapté à la lecture en groupe.









Kirikou a mieux été repris dans des albums où la cadence du récit est respectée.








A voir une parodie de la chanson de la Reine des Neiges par une enseignante excédée par les livrets scolaires. Libérée des livrets https://www.youtube.com/watch?v=rBolIW1pxdE

Donner envie d’emprunter et de lire les albums

Pour cet observatoire les albums choisis par les bibliothécaires sont posés sur une table, bien en vue. Anne-Marie trouve que ça donne envie de les prendre.
Les lectrices aimeraient trouver des livres classés par thème : les loups- la peur…
A réfléchir pour la réouverture de la médiathèque en 2018. 
"Tout autour" d’Ilya Green Didier jeunesse
Le livre est d'abord présentés sans être lu. Les illustrations du début sont paisibles, mais le livre traite de la mort de la mère. Lire les ouvrages en amont de la lecture partagée avec les enfants est indispensable. "Tout  autour" est un livre magnifique qui évoque la mort et la vie qui se reconstruit autour de l’absence. 



Sur la même thématique, « La croûte » de Charlotte Moundlic illustré par Olivier Tallez Père Castor Flammarion. Un livre sensible qui ne traite pas d’une simple chute de vélo. 






« Je suis la méduse » Béatrice Fontanel Alexandra Huard Les fourmis rouges
Un  livre qui oscille entre documentaire et fiction, des illustrations lumineuses. La benjamine de Christine a fait des cauchemars trois nuits de suite après la lecture de cet album qui devrait pourtant nous réconcilier avec les méduses. Peut-on toujours maitriser ce qu’une lecture déclenche chez l’enfant ?


 « Un grand jour de rien » de Béatrice Alemagna Albin Michel Jeunesse. Un livre à lire aux enfants scotchés au console de jeu. Les commentaires après la lecture, mais qu’est-ce que c’est que cette mère qui ne veille pas au danger (de noyade) encouru par son enfant. L’image de la glace qui reflète le père absent (mort ou parti ? ) est troublante. A explorer par les lectrices. 




« Didgeridoo » de Frédéric Marais  Les fourmis rouges Un conte d’origine magnifiquement illustré, que Marie la bibliothécaire a utilisé avec des petits et qui a bien marché. Trois couleurs seulement sont utilisées par Frédéric Marais. Tous ses albums sont ainsi faits et sont à découvrir. L’illustration sert le propos et les enfants y sont sensibles. Peut-être avoir une photographie de l’instrument . Au cours de sa lecture, une adulte présente a fait écouter à partir de son téléphone le son du didgeridoo, une utilisation intéressante du téléphone portable qui  nous embête souvent lors des lectures.
« Elle tourne comme ça » Martine Laffon et Mayumi Otero(illustrations) Un livre lu à des 6-7 ans qui a bien marché. Les enfants adorent la page où un des géants soulèvent la mer.
 « Lotte, fille pirate » et « Tempête » de Sandrine Bonini et Audrey Spiry  Sarbacane. Lotte vit avec ses parents dans une ferme de la savane africaine. Elle déborde de vitalité. Elle est débrouillarde, téméraire et insouciante. Elle ne s'ennuie jamais et elle n'a peur de rien. Son compagnon de jeu est Igor le toucan. Un livre pour partir à l’aventure, accumuler des trésors dans un tourbillon de couleurs.
Pour "Tempête", le tourbillon de couleurs décoiffe. L’album permet aux enfants d’accéder à un monde parallèle ébouriffant et qui frôle l’art contemporain. A lire sans modération aux enfants à partir de 6 ans, si soi-même on accepte d’être secoué par la tempête.







Un conte de randonnée
« Loup gris et la mouche » Gilles Bizouerne Ronan Badel Didier Jeunesse Un livre zubilatoire, avec un loup qui manze une mouss. Ronan Badel a rencontré des enfants de Grande Section et CP  dans le cadre d’un projet Passerelle 2017. Zénial cet auteur illustrateur. 







"C’est écrit là-haut" de Claudine Desmarteau Seuil Jeunesse. Un livre sur le destin et sur l’alcool. Ou comment un jeune garçon va se prendre en main « Soit c’est moi qui décide ce qui est écrit là-haut, soit c’est écrit là-haut que c’est moi qui décide. » A lire sans modération. 







 "L'ascenseur de Petit Paresseux" Tomoko Ohmura Format à la vertical qui correspond à l'arbre où vit le petit paresseux. Une descente de l'arbre en douceur avec plein d'amis, un plouf  et un ascenseur inattendu .  Un livre lu chaque soir par Christine, sa fille ne s'en lasse jamais.

 

 

 

 

Les sélections de Gilles

 « Une nuit où je me sentais seul » Xavier Armange
Un livre graphique, très « japonais » avec des clins d’œil à Hokusai. Un tsunami qui engloutit et un monde qui se reconstruit.





« La promesse de l’ogre » Rascal Régis Lejonc  Ecole des loisirs Une livre sur une promesse non tenue.









 « La rue qui ne se traverse pas » Henri Meunier Régis Lejonc Editions Notari  Un garçon d’un côté de la rue et une fille de l’autre, entre deux un gouffre et des moineaux et au final une histoire d'amour.








« Pas facile l’amitié » Ingri Egeberg Edition Etre. Stéphane, enseignant, l’utilise avec des adolescents en leur disant « Vous allez détester et moi j’adore ». Le livre permet d’enclencher des discussions.






 « Le meilleur livre pour apprendre à dessiner une vache »  Hélène Rice Ronan Badel chez Thierry Magnier. Un drôle de livre pour faire dessiner des vaches aux enfants … ou des crocodiles ??



Des livres pour reprendre son souffle

 « Une lettre ça change tout «  Valérie Yagoubi Agnès Audras Seuil jeunesse
Des variations autour des boules et des poules, des cerceaux des berceaux. Livres à jouer, vous connaissiez déjà « Méli-Mémo de mots » même auteur et illustratrice.







 « Le ruban » d’Adrien Parlange
Un imagier tout en finesse.
Les lecteurs et  lectrices sont invitées à aller découvrir l’œuvre  d’Adrien Parlange « L’enfant chasseur » , livre peu attractif dans un premier temps, selon les personnes présentes, mais qui mérite d’être découvert. C’est aussi un livre jeu avec un feuillet transparent qui permet de faire apparaitre des animaux dans l’image. 



Un livre sans texte

« La danse de la mer » Laëtitia Devernay La Joie de Lire
Des papiers découpés, un livre poétique et écologique. A parcourir plusieurs fois avant de le proposer aux enfants. 





 Les livres rapidement présentés en fin de séance



« A l’école Il y a des règles ! » et « En famille Il y a des règles ! » Laurence Salaün Emmanuelle Cueff Gilles Rapaport Seuil Jeunesse









« L’enfant et le cerisier » Mark & Rowan Sommerset Alice Jeunesse 








« La maison dans les bois »  d’Inga Moore Ecole des loisirs clin d’œil à Christian Bruel qui l’aime beaucoup 








  

Pour finir un livre qui résiste.

 Nous vous invitons à le découvrir et nous en reparlons au prochain observatoire…
 « La visite » de Junko Nakamura Editions Memo